C’est l’histoire d’un mariage arrangé entre un paysan désireux d’adjoindre une particule à son nom et une jeune demoiselle de condition qui n’a d’angélique que le prénom.
Ajoutez à cela des beaux-parents imbéciles et méprisants, un rival libertin, un valet simplet, une servante toute dévouée à sa maîtresse et vous obtiendrez la farce dont Dandin est le dindon.
Pendant les trois actes, le paysan parvenu n’aura de cesse de vouloir prouver l’infidélité de son épouse afin de sauver son honneur. Mais ses efforts resteront vains.
Il n’est pas de taille à rivaliser avec Angélique, habile manipulatrice. En une journée, son sort est scellé : méprisé, trompé, humilié, il sera contraint de présenter des excuses à son rival puis à sa femme, à genoux comme il convient…
Il ne restera finalement à « Monsieur de la Dandinière » que son nom ridicule, ses yeux pour pleurer… et une fontaine pour se noyer !
"Il s’agit là sans doute d’une des comédies les mieux abouties de l’auteur. Molière emprunte ce thème à une nouvelle, tirée du Décaméron de Boccace. Il écrit d’abord La jalousie du Barbouillé comme un premier brouillon. Il étoffe la dramaturgie des relations amoureuses insatisfaites dans Le Mariage forcé et Le Dépit amoureux, et finit par George Dandin ! C’est dire si la pièce a acquise sa pleine maturité.
Dans cette histoire de « Mari confondu », il y a un message fort qui traverse le temps sans s’éroder : c’est la capacité à épouser ce qui nous est socialement opposé, et qu’en résulte-t-il ? On trouve là, une dimension politique cachée derrière les arguments d’une comédie de mœurs.
La Compagnie de la Reine vous offre sa troisième version en dix ans, car elle ne se lasse pas de retravailler cette pièce injustement méconnue." Jean-Daniel Laval, metteur en scène
Série 1 : 20 € / Série 2 : 15 €