Même s’il peste contre le coût des soins, l’hypocondriaque Argan ne peut se passer des médecins. Il rêve pour sa fille d’un mari praticien, le pédant Diafoirus. Mais Angélique, qui aime Cléante, refuse son prétendant, au grand dam d’Argan qui veut la déshériter au profit de son hypocrite épouse Béline.
Le Malade imaginaire exploite tous les procédés comiques de la farce et démontre le réel scepticisme de Molière envers les prétentions de la médecine de son époque.
« Cette pièce de Molière, que tout le monde connait, par son titre, par son thème, par sa légende, qui confirma Molière dans son hostilité pour la médecine, a une portée sans frontières. Plus que l’hypocondrie, elle parle de tout.
Son universalité est telle, qu’il nous prend parfois l’envie de croire que l’histoire des hommes copie la pièce et non le contraire.
En vérité la farce habille de gaieté une terrible souffrance chez Argante, « L’enfer plus que la solitude » ! Le seul remède nous dit Molière : le théâtre. Le Malade imaginaire aura raison de lui ! »
Jean-Daniel Laval, metteur en scène
Série 1 : 25€ / Série 2 : 20€