Marguerite Brunet

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Une des premières femmes entrepreneur de l’histoire, directrice artistique et femme intrigante, Mademoiselle Montansier connaît une vie plein de rebondissements depuis sa naissance en 1730 à sa mort à 90 ans en 1820. Elle est d’autant plus passionnante qu’elle traversa quelques une des périodes les plus agitées de l’histoire de France.

Marguerite Brunet est née en 1730 à Bayonne. Après avoir reçu une bonne éducation chez les Ursulines de Bayonne, Marguerite est envoyée à 14 ans à Paris chez sa tante Hyacinthe Montansier qui est marchande de mode rue Saint Roch. Il faut bien savoir qu’à l’époque, le monde de la mode est l’antichambre de la galanterie. La comtesse du Barry, favorite de Louis XV, a commencé sa vie de la même manière comme vendeuse dans une boutique de mode où elle obtient vite un grand succès auprès des hommes.

Sa première liaison importante a lieu avec Jacques-Gabriel Hurson, conseiller au parlement de Paris, qui est bientôt nommé intendant des Iles de la Martinique où il doit donc se rendre. Il choisit alors d’emmener Marguerite avec lui. A la Martinique, Marguerite mène une vie plus que confortable bénéficiant d’un hôtel, de personnel et d’une voiture. Mais assez vite elle s’ennuie et décide d’ouvrir une boutique de mode à Saint Domingue, aujourd’hui Haïti.

En 1753, elle débarque alors à Bordeaux et change de nom : c’est à ce moment qu’elle choisit de prendre le nom de sa tante devenant Marguerite de Montansier. A son arrivée, elle fait un coup de communication pour se faire remarquer : elle débarque avec une magnifique robe rouge à panier et s’installe alors à Paris. La demoiselle Montansier comme on l’appelle fait partie de celles qu’on nomme les courtisanes qui savent allier les plaisirs de la conversation, de la table et de l’alcôve.

En 1763, La Montansier fait la rencontre du marquis de Saint Contest. Il lui offre une protection exclusive, extrêmement riche et puissante qui lui permet de se fixer de nouveaux objectifs. Elle a en effet décidé de se consacrer à présent au théâtre.

Une anecdote amusante nous montre que la Montansier qui devait veiller à tout afin que les représentations se passent le mieux du monde, devait même se mêler des histoires de cœur des comédiens de sa troupe au théâtre et de leurs égos surdimensionnés afin que tout se passe bien. En 1768, elle débarque à Versailles pour prendre la direction du théâtre de la rue royale. Elle obtient par le même coup le titre et la charge de « directrice des spectacles à la suite de la Cour ». Cinq ans plus tard, elle décide de se faire construire une nouvelle salle dont elle serait à la fois propriétaire et directrice : le 18 novembre 1777, le Théâtre Montansier ouvrira ses portes.

Jusqu’à sa mort, le 13 juillet 1820, elle n’aura de cesse de créer des troupes, de construire des théâtres, de jouer de ses influences politiques et monter des pièces.

On raconte qu’elle aurait écrit un mot à l’intention du roi Louis XVIII : « Je laisse de nombreux créanciers ; je désire que l’on fasse connaître au Roi la position de mes affaires, et S.M. accordera sans doute à mes créanciers ce que je demandais et pour eux et pour moi. »

Le théâtre prend son nom au XIXème siècle, elle continue de régner en maitresse dans ce théâtre pour lequel elle a tant œuvré.

 

La Montansier, jouée par Réjane au Théâtre de la Gaîté en 1904

Prologue              1er acte

2ème acte             3ème acte

4ème acte

 

La MontansierLa Montansier 2