Marguerite Brunet

 Découvrez Marguerite Brunet !

Une des premières femmes entrepreneur de l’histoire, directrice artistique et femme intrigante, Mademoiselle Montansier connaît une vie plein de rebondissements depuis sa naissance en 1730 à sa mort à 90 ans en 1820. Elle est d’autant plus passionnante qu’elle traversa quelques une des périodes les plus agitées de l’histoire de France.

Marguerite Brunet, née en 1730 et morte en 1820 à l’âge de 90 ans. Après la mort de son père, lorsqu’elle a quatre ans, sa mère confie aux parrains et marraines l’éducation de ses enfants. Marguerite Brunet est d’abord pensionnaire à la maison des Ursulines de Bordeaux, d’où elle s’échappe à l’âge de 14 ans pour s’engager dans une troupe de comédiens. Séduite par un jeune premier, elle le suit en Amérique où elle devient la maîtresse de Burson, intendant de la Martinique, et s’établit comme marchande de mode à Saint Domingue.

De retour en France,  elle rejoint à Paris une tante par alliance Madame Montansier, marchande de mode, à qui elle empruntera son nom. Elle ouvre un salon de jeux, rue saint Honoré, qui est fréquenté par la jeunesse dorée. C’est ainsi qu’elle fait son entrée dans la haute société.

Passionnée de théâtre, elle ne cesse toute sa vie d’utiliser ses amitiés, ses relations et les portefeuilles de ses amants pour faire construire des théâtres. C’est le Marquis de Saint Contest, éperdument amoureux d’elle, qui lui permet d’obtenir la direction de son premier théâtre : une petite salle rue Satory à Versailles.

Remarquée par la Reine Marie-Antoinette, celle-ci lui attribue en 1775 le privilège des bals et spectacles de Versailles, puis celui des salles de Fontainebleau, Saint-Cloud, Compiègne, Rouen, Caen, Orléans, Nantes et Le Havre.

Elle désire une salle publique de spectacles à Versailles. Après de nombreuses péripéties, elle obtient de faire construire son théâtre rue des Réservoirs, le Théâtre Montansier.

Au moment de la Révolution, elle s’exile avec la famille royale et la cour à Paris, où elle dirige successivement plusieurs théâtres. Pendant ces années troublées, elle suit les armées de Dumouriez, monte une nouvelle troupe et fait construire un autre théâtre.

Sous la Terreur, elle est emprisonnée pour motif d’avoir reçu des fonds anglais et de la Reine, puis innocentée et libérée dix mois plus tard. Elle obtient de larges réparations financières. Dans le même temps, elle se marie avec son amant de longue date, Honoré Bourbon, dit de Neuville. Elle a alors 70 ans.

Jusqu’à sa mort, le 13 juillet 1820, elle n’aura de cesse de créer des troupes, de construire des théâtres, de jouer de ses influences politiques et monter des pièces.

On raconte qu’elle aurait écrit un mot à l’intention du roi Louis XVIII : « Je laisse de nombreux créanciers ; je désire que l’on fasse connaître au Roi la position de mes affaires, et S.M. accordera sans doute à mes créanciers ce que je demandais et pour eux et pour moi. »

Le théâtre prend son nom au XIXème siècle, elle continue de régner en maitresse dans ce théâtre pour lequel elle a tant œuvré.

 

La Montansier, jouée par Réjane au Théâtre de la Gaîté en 1904

Prologue              1er acte

2ème acte             3ème acte

4ème acte

 

La MontansierLa Montansier 2