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27
novembre
dimanche

Grandes sonates, grands interprètes – Tedi Papavrami, violon et Philippe Bianconi, piano

De 17h00 à 18h00
  • Cet évènement est passé

Le violon au jeu inspiré, spirituel, fluide, toujours vibrant de Tedi Papavrami se joint au piano « allant toujours au cœur de la musique et emplissant l’espace de vie et de poésie » (Washington Post) de Philippe Bianconi pour interpréter trois œuvres majeures du répertoire pour violon et piano :

Composées en 1802 et dédiées à l’empereur Alexandre Ier de Russie, les trois sonates op. 30 furent probablement achevées avant l’été dramatique qui vit Beethoven lutter contre la tentation du suicide. Erratique, dramatique, héroïque dans ses volets extrêmes, la 7ème sonate en ut mineur est comme marquée par la présence du silence et même du vide. Au-delà de ses motifs, abrupts, elle dégage une forte impression d’unité thématique et d’économie de moyens. Manifestant un nouvel accomplissement personnel de Beethoven, sur le plan musical elle reflète le conflit héroïque entre une infirmité de vieillesse, la surdité, et l’enthousiasme de la jeunesse qui s’y affronte, sentiments décrits par Beethoven dans sa lettre de novembre 1801 à son ami Wegeler : « Ô le monde, je voudrais l’étreindre, si j’étais délivré ! […] Pas de repos ! Je veux saisir le Destin à la gueule ; il ne réussira sûrement pas à me courber tout à fait ».

Parmi les trois sonates consacrées par Brahms au duo violon et piano, la 2ème sonate op. 100 est la plus souriante. À l’époque de sa composition, Brahms passe l’été au bord du lac de Thun d’où le surnom de « Thuner-Sonate » attribué par l’écrivain Widmann qui écrit alors même un poème à son sujet. Dans cette pièce gracieuse, on retrouve en effet un peu de cette douceur de vivre. A propos de cette sonate, Clara Schumann, la muse chère au compositeur confia : « Aucune œuvre de Johannes ne m’a ravie aussi complètement. J’en ai été heureuse comme je ne l’aurai été depuis bien longtemps ».

Offerte par C. Franck à Eugène Ysaÿe le jour de son mariage et défendue ensuite sans relâche par Ysaÿe tout au long de sa carrière, la plus célèbre des sonates françaises du XIXe siècle serait l’une des sources d’inspiration de la « Sonate de Vinteuil », que Marcel Proust associe à l’amour de Swann pour Odette dans « À la recherche du temps perdu » : « Cette soif d’un charme inconnu, la petite phrase l’éveillait en lui, mais ne lui apportait rien de précis pour l’assouvir. De sorte que ces parties de l’âme de Swann où la petite phrase avait effacé le souci des intérêts matériels, les considérations humaines et valables pour tous, elle les avait laissées vacantes et en blanc, et il était libre d’y inscrire le nom d’Odette. Puis à ce que l’affection d’Odette pouvait avoir d’un peu court et décevant, la petite phrase venait ajouter, amalgamer son essence mystérieuse. »

 

 

Programme :

Beethoven : Sonate n°7 en do mineur op. 30/2

Brahms : Sonate n°2 pour violon et piano en la majeur op. 100

Franck : Sonate pour violon et piano en la majeur FWV 8

 

avec Tedi Papavrami, violon et Philippe Bianconi, piano

 

SPEDIDAM « LA SPEDIDAM est une société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées ».

 

(c)Kaupo Kikkas / (c)William-Beaucardet

CatégoriesSérie 1Série 1Série 2Série 2– de 26 ansDurée
BPlein tarifAdhérentPlein tarifAdhérentTarif réduit
Prix du billet32 €27 €27 €21 €15 €1h20
Details
Date: 27 novembre
Time: 17h00 - 18h00
évènement CategoryEvenement Theatre