Concert classique
Avec ses audaces harmoniques insensées, l’introduction du Quatuor K.465 en ut majeur « Les Dissonances » plongea les contemporains dans la stupeur. Certains musiciens bien intentionnés furent même tentés de corriger les anomalies dont elle souffrait et, bien que lui-même assez effaré, Haydn défendit Mozart en disant : « Il doit avoir ses raisons ». Pourtant, une fois encaissé le choc de cette introduction, ce quatuor d’une densité d’écriture éblouissante s’impose avec évidence, offrant de vivants contrastes et des évocations d’états d’âme changeants, tournés vers le monde, alternant subtilement les moments de tension et de détente. Mozart conclut ainsi le cycle des six quatuors dédiés à Haydn sur un nouveau sommet.
Au moment de sa première exécution, le très célèbre quatuor en ré mineur de Schubert se heurta lui aussi à l’incompréhension générale. Sans doute y avait-il de quoi être décontenancé par l’angoissant climat de violence éruptive de ce nouveau quatuor, tout entier hanté par le thème de la mort. Ici en effet, de la première à la dernière note, les angoisses du compositeur devant cette mort proche, se succèdent et se heurtent, entre abandon et rage contre cette implacable compagne.
Rencontre avec les artistes au Foyer à l’issue de la représentation
avec le Quatuor Hanson
© Marco Borggreve et Bernard-Martinez
| Catégories | Série 1 | Série 1 | Série 2 | Série 2 | – de 26 ans | Durée |
|---|---|---|---|---|---|---|
| B | Plein tarif | Adhérent | Plein tarif | Adhérent | Tarif réduit | |
| Prix du billet | 32 € | 27 € | 27 € | 21 € | 15 € | 1h10 |



